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SAMEDI 8 JANVIER À NANTES : VIOLENCES ORDINAIRES DE LA POLICE

janvier 11, 2022

La police nantaise a commencé l’année de la même manière qu’elle a terminé la précédente : dans la brutalité et l’impunité. Sous la pluie et les bourrasques, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dernier contre le «Pass Vaccinal» et le contrôle technopolicier de nos vies. Une manifestation plutôt calme.

Mais vers 17h, les forces de l’ordre, relativement discrètes jusque là, ont reçu l’ordre de mettre fin à la contestation. Une pluie de grenades lacrymogènes s’est abattue sur le cortège devant la gare, puis au niveau de Bouffay. Alors que la nuit commençait à tomber, des violences policières ont eu lieu. Une femme a notamment subi un plaquage ventral sans raison. Elle racontait à chaud :
«Fin de manif, contrôle qui dérape sans raison, j’ai été mise à terre, face contre terre dans l’eau, sac vidé dans l’eau. Je sors des urgences, léger trauma crânien, et douleurs partout».

Elle précise : «on était quatre à discuter tranquilles, on voyait les fourgon aller du CHU vers le cours des 50 Otages. Ils se sont arrêtés et nous ont encerclés en une minute. Au corps à corps en gueulant ‘contrôle’. Mais sur le coup on a pas compris. Je ne voulais pas qu’ils me touchent. Ils m’ont attrapée, plaquée au sol, écrasé la tête et le torse et tenu les jambes, il m’ont fait une clé de bras. Ce bras a déjà été démoli de la même manière il y a 5 ans. Je leur ai crié qu’ils me faisaient mal. Ils ont vidé mon sac par terre. Vidé ma gourde, mis les fruits par terre…. Puis c’est tout. Pas de contrôle d’identité…».

Une vidéo prise par des témoins confirme ce témoignage. Le lendemain, cette manifestante molestée avait des douleurs «partout» et expliquait la peur qu’elle avait ressenti.

Cette lectrice n’est pas la seule. Une manifestante a également reçu un tir de LBD dans la jambe. Alors qu’elle défilait tranquillement, elle a reçu l’impact de balle en caoutchouc, à proximité de la gare. La photo, diffusée le soir même sur les réseaux sociaux, montre un fort hématome.

Ces violences sont malheureusement devenues ordinaires au fil des années, à Nantes comme dans le reste de la France. C’est la normalité pour celles et ceux qui contestent, qui sortent des normes. Ne nous habituons pas à ces scènes, organisons notre propre protection.

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