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LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS

mai 4, 2022

Alors que 10 millions de personnes en France sont déjà sous le seuil de pauvreté, que des millions sont en précarité alimentaire et galèrent pour se chauffer, se déplacer et se loger, tout explose.

Après la folle envolée du prix de l’essence, qui bat tous les records, ce sont les produits alimentaires vitaux qui augmentent comme jamais. Rien qu’en avril, une hausse globale de 3%. Mais ce sont les produits de première nécessité qui augmentent le plus : «la viande, les huiles et la farine affichent désormais une inflation à deux chiffres» lit-on dans la presse. «Dans le détail : les pâtes (+15,31%), les viandes surgelées (+11,34%), les farines (+10,93%), les huiles (+9,98%) et les moutardes (+9,26%).» Et cela va continuer : la faim, les pénuries, la malbouffe.

Des millions de personnes ne pourront plus se nourrir convenablement en France, 7ème économie mondiale. Pendant ce temps, les salaires stagnent. Le gouvernement a accordé une augmentation de 34€ du SMIC, alors que les profits des actionnaires du CAC 40 n’ont jamais été aussi élevés. Une nouvelle marque de mépris de la part des “marcheurs” qui s’en vantent sur tous les médias nationaux.

Pendant la Révolution française, durant la période que l’on a retenu comme étant la «Terreur», en 1793, les révolutionnaires ont instauré la loi du «Maximum». C’est-à-dire que le prix du grain était bloqué à son maximum, et devait baisser progressivement, pour empêcher la spéculation. Il était aussi possible de réquisitionner la nourriture pour nourrir celles et ceux qui en avaient besoin. Enfin, les «accapareurs» et les «affameurs», c’est-à-dire ceux qui spéculaient sur le prix du grain, étaient punis de mort.

En 1793, les élus de la Convention vivaient sous la menace du peuple parisien en arme, réuni en sections par arrondissements. Dans les campagnes, la paysannerie pouvait se soulever de nouveau à tout moment. Les responsables de l’époque avaient bien compris que la misère et la faim sont la première raison des insurrections. La faim justifie les moyens.