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⚫ IL Y A DEUX ANS : CÉDRIC, ASPHYXIÉ PAR DES POLICIERS

janvier 3, 2022

– Les policiers responsables de la mort du père de famille n’ont toujours pas été suspendus –

➡️ Il y a deux ans jour pour jour, Cédric Chouviat, père de famille de 42 ans mourait étouffé sous le poids de plusieurs policiers. Menotté et plaqué au sol sur le ventre par au moins trois agents, le père de famille a crié à sept reprises « j’étouffe » avant de mourir d’une asphyxie avec une fracture du larynx. Les policiers ont maintenu leur poids pendant plus de 5 minutes sur la tête et la gorge du livreur alors qu’il était menotté au sol.

➡️Ce 3 janvier 2022, l’affaire n’a pas avancé. Et pire, les agents mis en cause, filmés et enregistrés au moment de l’agonie de Cédric Chouviat, ne sont toujours pas suspendus. Une injustice insoutenable, qui prolonge la souffrance des proches du défunt. Pourtant les éléments sont accablants. Le livreur avait enregistré toute la scène, sur son téléphone, avant de mourir. C’est donc un enregistrement sonore complet qui prouve le déroulé de l’arrestation. Et ce ne sont pas des insultes comme le prétendent les policiers, mais bien des appels à l’aide que Cédric Chouviat a lancés à sept reprises. « J’ai le droit de filmer ». « Ne me touchez pas », « Vous, ne me poussez pas, vous n’avez pas le droit de me pousser comme ça, Monsieur ». La seule véritable insulte vient d’un agent : « Vous croyez que je vais me mettre à quatre pattes et que je vais vous sucer la bite aussi ? ». Les dernières paroles prononcées par le livreur : « Arrête », « je m’arrête ». Puis, à sept reprises, « j’étouffe ».

➡️Dans un courrier adressé à la famille de Cédric Chouviat l’été dernier, le ministre de l’intérieur refuse la suspension des agents, et se justifie ainsi : « les premiers éléments de l’enquête n’ont pu permettre d’établir que les fonctionnaires avaient commis, lors de l’interpellation de Monsieur Chouviat, un manquement à leurs obligations tel qu’il soit susceptible de justifier d’une mise à l’écart de leur service ». Pour le ministre de l’intérieur, le décès d’un homme à la suite d’un contrôle routier ne justifie pas la suspension de ses auteurs. Un mépris qui rappelle les propos de Gérald Darmanin, le 28 juillet 2020, devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, qui avait déclaré : «Quand j’entends le mot de violences policières, personnellement je m’étouffe.»

Il ne peut y avoir de paix tant qu’il n’y aura pas de justice.

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